Mon nouveau clip « Ninon dans la lune »

C’est une chansonnette pas si gaie, « Ninon Dans La Lune ».

Les papas, les beaux-pères,  la distance, les amours et les conneries à venir, l’inquiètude et le manque… C’est pas toujours simple d’avoir quatre ans. Quarante non plus.

Nous avons donc tourné (avec la réalisatrice Delphine Boudon) un clip aigre-doux. L’histoire de cette petite fille qui s’enfuit lorsqu’ici-bas les choses se gâtent. Le choix de l’évasion, la tête ailleurs, dans la lune. Le clip a été assez « drôle » à faire. Je n’ai pas assisté aux plans tournés avec la gamine (non,non, ce n’est pas la vraie Ninon), mais j’ai vu la technique employée par les petites mains qui ont fait cette vidéo (découpage de formes en papier et puis projection de l’image de la fillette, à raison de 24 formes découpées par seconde, plan par plan… je vous laisse calculer le nombre de coups de ciseaux), ce fut un travail de fou. Image par image, les araignées, les robots, les fusées, pour ajouter au côté enfantin. Ensuite, on a passé une longue nuit d’été à faire danser « Ninon » sur moi, toujours avec un travail de projection réelle sur des toiles. Compliqué mais si simple. Bref, des aventures. Quelques souvenirs.

Je ne voulais pas d’un petit film trop lisse. Je ne voulais pas non plus tomber dans mes travers préférés, le cynisme et l’obscurité. Il semble que la mission ait été remplie. A bien y regarder… il y a du rouge et du noir. Jamais de rose. Mais il y a de la lumière. Tellement de lumières. J’ai même cru me voir sourire.

Le clip est en diffusion sur M6 et W9, il vient d’avoir les honneurs de la home music de Wat tv. Et l’album SINGLE est toujours disponible.

Des invitations à La Boule Noire à gagner !

Vous l’avez probablement lu dans la presse, un concert est programmé à La Boule Noire le 28 novembre à 20h. Si vous avez envie de découvrir l’album SINGLE dans sa version scénique, les réservations sont ici.

Pour ceux qui ont envie de jouer, trois places pour deux sont à gagner. Le principe ? : poster ici en commentaire un lien vers un statut Facebook, un billet de blog, une vidéo sur YouTube, un photo sur Instagram, un check-in FourSquare ou tout autre moyen créatif d’illustrer votre envie de nous rejoindre le 28 novembre.

Vous avez jusqu’au 20 novembre 18h, date du tirage au sort réalisé par SoContest. Trois invitations pour deux sont à gagner !

Album SINGLE : 4 derniers titres en exclu web

Après les 5 premiers titres révélés la semaine dernière, 4 nouveaux titres de l’album SINGLE qui en compte 13 ont été révélés du 26 au 29 septembre, en live.

On a hate de connaître votre classement de 1 à 9. Ils seront tous disponibles en version studio sur l’album en vente dès le 10 octobre. Pour les plus impatients, Patiner est déjà en vente libre sur les plateforme de téléchargement !

Taxi Driver (en duo avec François Raoult)

Bertrand Soulier – SINGLE WEBLIVE – Taxi Driver par bertrandsoulier

Le jour et le noir

Bertrand Soulier – SINGLE WEBLIVE – Le jour et… par bertrandsoulier

Trop tard, mon amour

Bertrand Soulier – SINGLE WEBLIVE – Trop tard… par bertrandsoulier

Patiner (en duo avec Clotilde Courau)

Bertrand Soulier – SINGLE WEBLIVE – Patiner par bertrandsoulier

Album SINGLE : 5 titres en exclu web

Depuis lundi 19 septembre, un titre du nouvel album qui sortira le 10 octobre est révélé chaque soir à 18h sur Facebook en vidéo dans une version acoustique exclusive. Pour ceux qui ont raté l’un des 5 premiers rendez-vous : pas de panique : les vidéos sont disponibles sur Dailymotion et dans la playlist de Facebook.

On a dès maintenant très envie de savoir quel est votre titre préféré… et on se retrouve la semaine prochaine pour 4 vidéos supplémentaires.

White Chapel


Bertrand Soulier – SINGLE WEBLIVE – White Chapel par bertrandsoulier

Les îles éparses (guest : François Raoult)


Bertrand Soulier – SINGLE WEBLIVE – Les Iles… par bertrandsoulier

La Vologne


Bertrand Soulier – SINGLE WEBLIVE – La Vologne par bertrandsoulier

Ninon dans la lune


Bertrand Soulier – SINGLE WEBLIVE – Ninon dans… par bertrandsoulier

Airlines


Bertrand Soulier – SINGLE WEBLIVE – Airlines par bertrandsoulier

SINGLE WEBLIVE

Lorsqu’il a été question de faire découvrir les titres du nouvel album de Bertrand sur le web, la seule contrainte était à la fois simple et très complexe : pas question de diffuser les titres de SINGLE tels qu’ils ont été produits en studio et seront disponibles à l’achat dès le 10 octobre. Mais pas question non plus de céder à un format bas de gamme, dans le genre « vite fait parce que c’est pour le web ».

De notre côté, on avait très envie de donner des rendez-vous, une vraie dimension live, sur les medias sociaux et en vidéo.

Résumons : une qualité optimale, en format piano-voix ou guitare-voix, conservant l’esprit d’un album réalisé à 30 dans un studio, à la fois décalé et grand public, avec des rendez-vous en direct, le tout à un moment où le temps de Bertrand est compté entre la préparation de la sortie de l’album, les répétitions de la scène, la promo média… ?

La quadrature du cercle nous guettait.

L’une des caractéristiques de l’artiste étant d’accepter les projets un peu barrés, on s’est dit qu’on ne se censurerait pas et on a donc proposé un truc un peu dingue, comme on réfléchit à voix haute :

« Ton album, on va le révéler à travers des vidéos qu’on diffusera tous les soirs à 18h sur Facebook pendant 2 semaines. Chaque titre sera joué en live en version unplugged à créer dans l’esprit de l’album mais avec toi tout seul. On tournera dans des lieux différents à chaque fois, avec un vrai réalisateur, idéalement celui qui a fait ton clip Patiner. Et tu viendras certains soirs le commenter lors de sa diffusion en live sur Facebook, répondre aux questions… On appellera ça « SINGLE WEBLIVE ». Si tu veux. Enfin… d’accord ?? »

On ne savait pas exactement à quoi s’attendre en retour : un éclat de rire ? une claque ?… La réponse sous forme de question avec un grand sourire a été immédiate :

« Et on pourra avoir des invités aussi ?! ».

On l’a donc fait. Et on adore le résultat. « SINGLE WEBLIVE » commence lundi, à 18h sur la Fanpage de Bertrand. On vous attend nombreux au rendez-vous, tous les soirs pendant 2 semaines. Les plus dynamiques auront même droit à une surprise, au mois d’octobre…

A lundi !

L’équipe de Bertrand Soulier

La Princesse & Les Grenouilles

Et un jour on t’appelle en te disant : « Faudrait que tu croises Clotilde Courau ! ».

J’ai toujours été fan de cette fille là. La copine d’Elisa dans le film de Becker, l’appât, la fiancée du Poulpe, la mère de la Môme, Irma La Douce, etc. Donc sans avoir la pression, mais en y allant quand même avec des baskets bien lacées, on se croise un lundi matin dans le 17ème. Clotilde veut chanter. Depuis longtemps. D’ailleurs, elle chante depuis toujours. Elle aime bien une de mes chansons et voudrait l’essayer. Alors on parle musique, de rap west coast, de Nina Simone, des NTM, des Stones (bon, je ne suis pas un fan ultime mais je fais bonne figure). Elle portait des Ugg, je crois.

Clotilde a un truc particulier, c’est qu’elle se fout de faire un disque pour le moment. Elle veut surtout monter sur scène. Chanter ses propres chansons. Son univers. Ses musiciens. Sa voix. Raconter des histoires qui la touche. Qui nous touchent. Elle aime la route. Elle veut venir vous voir.

On a passé de longues heures à parler d’elle, des siens, du monde. Et puis j’ai commencé à écrire. J’ai un peu mis les balles dans le filet, dans les bâches BNP, les gradins. Il a fallu un peu de temps pour se caler sur la même fréquence hertzienne. Et puis c’est parti.

Le grand poète du début du 21ème siècle, Pierre-Dominique Burgaud nous a rejoint rapidement sur cette coquille de noix. Et le répertoire a commencé à prendre forme sous la haute autorité (et les grands yeux) de Clotilde.

Ca fait bientôt un an que nous nous sommes rencontrés. Aujourd’hui la chanteuse est en ville, elle répète… des histoires de petites Tour Eiffel prisonnières, de vendeuses de violettes dans la rue du Ranelagh ; de fausses notes et d’Erik Satie, de belles et de belles qui s’amusent entre elles, de pendus hirsutes, de transistors et de Miss locales.

Elle montera sur scène pour « la première fois » le 24 septembre aux Muzikelles de Meaux. Je serai derrière. Caché et vaguement fier. Parce que là, Mesdames et Messieurs, on a fait du bon boulot. Un putain de bon boulot.

Je vous laisse, j’ai promis à la marmaille d’aller capturer quelques batraciens du côté de la rivière.

Cinglé !

A chaque fois, c’est le même problème. On est en studio, on arrange les titres : on appelle un orchestre de cordes, on sort des vieilles machines, on désaccorde les pianos, les guitares. On se souvient de telle chanson de Mc Cartney pour les chœurs de « White Chapel », du synthé machin-chose de Bowie pour « Le Jour Et Le Noir » ou du groove batterie / basse / percussions du Trouble(d) Man de Marvin pour « Le Mépris » (j’oublie volontairement les murs de guitares électriques, acoustiques … ). Et ma foi on a raison, parce que ça fait des disques denses (pas dance, hein) dont on ne se lasse pas (normalement / probablement). Tout ça c’est la faute aux Beatles qui n’allaient plus jamais sur scène. Passe-moi la fanfare, j’ai une idée.

Et puis un beau jour (ou peut-être une nuit), les dates tombent, les producteurs téléphonent. Voilà, il faut emmener tout ça sur la route. Retrouver l’esprit même de la chanson, sans trahir l’esprit du disque. Refaire à quatre ce que virtuellement on a fait à cinquante, ou cent.

Simple comme Single.

Va donc falloir que ça sonne.

Ça va nous occuper (mes camarades et moi) une bonne partie du mois de septembre.

Je vous présente donc mon armée pour la prochaine campagne de France :

Alexandre Finkin aux claviers et autres machines, ici avec Aloe Blacc
Image de prévisualisation YouTube

Xavier V. Combs aux guitares, ici avec les Jacksons 5 (chez lui, je suppose)
Image de prévisualisation YouTube

Et mon frère d’armes, Olivier Castaing à la batterie
Image de prévisualisation YouTube

Sans oublier le colossal Julien Parent, petit magicien derrière les manettes (mais les seules vidéos existantes de lui ne sont pas visibles par les enfants)

Votre serviteur s’occupera des quatre cordes de sa vieille basse Fender et ira de temps en temps faire un tour au piano, puisque c’est comme ça que l’on s’est rencontré.

Notre première date est prévue autour du 1er Octobre. L’année qui suivra ? Et bien nous irons vous voir un peu partout en France (dans les autres nations civilisées, aussi. Les pays Francophones en gros). On vous tient bien évidemment au courant de l’avancée des événements sur le grand théâtre des opérations. Des vidéos, des photos, des filles sublimes … la vie, quoi.

Ma chanson s’appelle Patiner, et ceci est le clip

Le clip de Patiner je m’en souviendrai. Longtemps. D’abord parce que se terminait ma plus jolie histoire d’amour. Ensuite parce que j’avais un pied et une épaule cassés, ce qui (vous le comprendrez aisément) n’arrangeait en rien les doubles saltos imaginés initialement. Il fallait donc trouver un plan B. Tant sur la bonne humeur que sur les prouesses sportives. Plan fixe donc, et une chanson.

Patiner sur l’effacement de la finitude, le début de l’insouciance. La légèreté arrivant tardivement malgré une vie, remplie. Croire au bonheur, en sa simplicité. Et surtout s’en foutre… qu’il soit trop tard.

Patiner sur une musique lancinante, répétitive, qui semble se suffire à elle-même. À la fois un hommage à John Barry, aux sonorités de ses bandes originales. Mais aussi un clin d’oeil bleu ou vert aux basses « new-wave », aux claviers plastics de Bowie à l’orée des 80′s.

Toutes ces histoires, toutes ces mains qui nous façonnent, qui nous patinent. Ça tourne en rond sur une couche de glace qui scintille. Fragile. Une toccata sur des caresses, perpétuelles. Sous une lumière comme le Mondino d’avant, des néons chirurgicaux qui se reflètent dans les yeux. On dirait des animaux. Et quand le bonheur passe, que c’est le seul objectif qui reste, le seul qui vaille, autant le regarder bien en face.

Patiner pendant trois minutes trente en noir et blanc et rouge. La vie passe. Douce. Un plan fixe, encore. Des ongles, des doigts, des paumes qui nous viennent en aide tout autour. Qui bercent. Qui rassurent. Qui protègent. Qui sillonnent sans jamais rien rayer. Et comme les jeux de demain ne sont pas toujours des jeux de vilains, alors on n’a plus peur.

Alors on n’a plus l’heure.

Ma chanson s’appelle Patiner. Et ceci est le clip.

http://www.dailymotion.com/videoxkbpd5

Elisa Syndrom

Tout a commencé avec un chocolat chaud place des Ternes en Janvier 2010… Elisa voulait faire un troisième album. Un disque compact avec une langue simple, évidente. Un truc qui lui ressemble. Je traversais à l’époque une période un peu compliquée, et la perspective de griffonner « simplement » était une jolie échappatoire. J’ai donc terminé l’écriture vaguement noire de mon second album tout en commençant à construire ce qui allait devenir « Le Syndrome De Peter Pan ». Je suis très fier du travail réalisé grâce et avec Elisa, jeune femme lumineuse qui mérite amplement la place qu’elle est entrain de se tailler dans la chanson française. Très fier aussi de cette « Femme Du Magicien », ballade personnelle et visionnaire s’il en est. Ravi de cette « Barbapapa » écrite avec mon frère d’arme Pierre-Dominique Burgaud (avec qui nous écrivons actuellement de chouettes choses pour Clotilde Courau). Heureux de tout le reste (spéciale kassdédi à Benjamin Tesquet et à son « Sunset Boulevard » crépusculaire). Bref, à l’occasion… jetez une oreille sur les douze titres que comporte cet album. Il sort lundi chez tous les bons disquaires.