PETRICHOR

Deux ans et demi sans publier par ici.
Trois ans depuis le dernier album.

Certes, c’est long. Mais c’était probablement le temps qu’il fallait. Pour ne rien vous cacher, j’ai même failli ne pas revenir. C’est pas qu’on s’aime pas (j’en ai plein des souvenirs), mais je n’avais plus vraiment envie. Sans rentrer dans les détails, c’est parfois compliqué chanteur.
Alors j’ai fait d’autres choses. Des chansons pour les gens, des histoires pour la télé, le cinéma, le théâtre. Je me suis occupé. Je me suis même bien amusé. Mais je ne chantais plus.
Et puis j’ai surpris mes oreilles à ne plus écouter ce qui se passait autour d’elles. Tout ceci était devenu systématique. Un jour, c’est même devenu dérisoire. J’ai entendu parler du carton de Stromae, de Christine & The Queens, de The Do, The Kills, The nouveau machin, The énième truc, The quoi ? Petit à petit, je me suis déconnecté. Totalement.

Souvent les éditeurs, les producteurs m’ont demandé: alors ?

Alors, rien.

Je suis retourné vivre sur les îles éparses avec une fille super. J’emmène les enfants à l’école. Je regarde beaucoup de films et de séries. Je note des trucs sur des bouts de papier. Je lis les journaux. Voilà. Rien.

Et puis.

Cet été, sur le pas d’une porte à la campagne, le petrichor m’a renvoyé des années en arrière. Ailleurs. Et ça m’a repris. C’est revenu comme c’était parti. Sans faire de bruit. Juste un parfum. L’envie de chanter des choses. Alors je vais m’y coller. Ça prendra le temps qu’il faut. Ça sera mon dernier album (ce n’est pas une posture, la chanson meurt de sa belle mort), les dernières prises de voix, les derniers concerts. Après je m’en irai écrire. Autrement.

J’aurai quarante-cinq ans.

(Je reviens vite vous donner des nouvelles)

BS

Elisa Syndrom

Tout a commencé avec un chocolat chaud place des Ternes en Janvier 2010… Elisa voulait faire un troisième album. Un disque compact avec une langue simple, évidente. Un truc qui lui ressemble. Je traversais à l’époque une période un peu compliquée, et la perspective de griffonner « simplement » était une jolie échappatoire. J’ai donc terminé l’écriture vaguement noire de mon second album tout en commençant à construire ce qui allait devenir « Le Syndrome De Peter Pan ». Je suis très fier du travail réalisé grâce et avec Elisa, jeune femme lumineuse qui mérite amplement la place qu’elle est entrain de se tailler dans la chanson française. Très fier aussi de cette « Femme Du Magicien », ballade personnelle et visionnaire s’il en est. Ravi de cette « Barbapapa » écrite avec mon frère d’arme Pierre-Dominique Burgaud (avec qui nous écrivons actuellement de chouettes choses pour Clotilde Courau). Heureux de tout le reste (spéciale kassdédi à Benjamin Tesquet et à son « Sunset Boulevard » crépusculaire). Bref, à l’occasion… jetez une oreille sur les douze titres que comporte cet album. Il sort lundi chez tous les bons disquaires.

« SINGLE », Dans Les Bacs En Septembre

Après de valses hésitations, le prochain album de Bertrand Soulier s’appellera « Single ». Le premier extrait, « Patiner », commence à se balader sur les ondes (il vient de rentrer sur la playlist d’été de France Inter). « Single » se composera de 13 chansons: Retour Vers No Futur / Le jour & Le Noir / La Vologne / Ninon Dans La Lune / Patiner / Taxi Driver / L’Invendable Monsieur Machin / 3’30″ / Airlines / Trop Tard, Mon Amour / White Chapel / Le Mépris / Les Iles Eparses. Il sortira en Septembre 2011.

« Jour 1 : Désastre Qui Scintille… »

A part un petit débat sur le tempo exact de « Ninon Dans La Lune », pas grand chose à noter (un accord sera trouvé autour de 85 bpm). Le titre reposant sur une tournerie piano / batterie, il n’y avait plus qu’a colorier quelques guitares acoustiques et classiques. Heureuse surprise en fin de séance avec l’ajout de deux couches de Juno-60 (celui-là même qui ouvrait les malaxages sur « Fantaisies Militaires ») et d’Eminent qui donnera définitivement le côté lunaire à cette histoire de petite fille qui ferait mieux de ne pas grandir. Le piano définitif sera ajouté ultérieurement dans un autre studio. Quant aux voix, elles attendront la fin de la bronchite du chanteur.

Acte I Scène II

Déjà un gros mois et demi de travail. Quelques inconnues encore (des bouts de textes, d’harmonies, de rythmiques), mais les seize titres pré-produits sont enfin dans les divers iPod, iPhone, iPad, ProTools… de l’équipe. Les chansons tournent en boucle, histoire de rectifier, corriger, souligner les derniers détails. La couleur générale de l’album montre le bout de son nez. Début des enregistrements le mercredi 24 Novembre. On vous tiendra au courant… jour après jour.

« Salomon »

Prendre son scooter, ses notes, son laptop. Traverser Paris, direction Boulogne… Les séances de pré-production ont démarré depuis lundi. Ecouter, réécouter les chansons. Les classer. Les mettre par groupe… « oui », « peut-être », « euh, je sais pas » etc… Imaginer ce qu’elles pourraient devenir. Seules. Et puis au milieu des autres. Former un tout. Esthétique et cohérent.
 Le projet qui comptait une quarantaine de titres au départ a été élagué par mes soins au cours de l’été. Plus que vingt-cinq depuis quelques semaines. Dure journée, il n’en restera que quinze ou seize dans la soirée. Nathalie Ashwell (Label) a déjà fait son choix. Jean-Louis Piérot doit passer sa matinée dessus, je suppose. Quant à moi, j’écoute le prochain Brian Ferry, ce qui me permet de faire patienter (encore un peu) le vilain bourreau dans ma tête.

« Retour Vers No Futur »

C’est ainsi que se nommera le prochain album de Bertrand Soulier. Début des séances d’enregistrement autour du 15 septembre 2010 pour une sortie prévue au premier trimestre 2011. L’album sera réalisé avec l’aide précieuse de Jean-Louis Piérot. On retrouvera Philippe Balzé derrière la touche « record » et l’immuable Olivier Castaing à la batterie. D’ici là, il me reste nombre de choses à inventer, à terminer… On se tient au courant.