Cinglé !

A chaque fois, c’est le même problème. On est en studio, on arrange les titres : on appelle un orchestre de cordes, on sort des vieilles machines, on désaccorde les pianos, les guitares. On se souvient de telle chanson de Mc Cartney pour les chœurs de « White Chapel », du synthé machin-chose de Bowie pour « Le Jour Et Le Noir » ou du groove batterie / basse / percussions du Trouble(d) Man de Marvin pour « Le Mépris » (j’oublie volontairement les murs de guitares électriques, acoustiques … ). Et ma foi on a raison, parce que ça fait des disques denses (pas dance, hein) dont on ne se lasse pas (normalement / probablement). Tout ça c’est la faute aux Beatles qui n’allaient plus jamais sur scène. Passe-moi la fanfare, j’ai une idée.

Et puis un beau jour (ou peut-être une nuit), les dates tombent, les producteurs téléphonent. Voilà, il faut emmener tout ça sur la route. Retrouver l’esprit même de la chanson, sans trahir l’esprit du disque. Refaire à quatre ce que virtuellement on a fait à cinquante, ou cent.

Simple comme Single.

Va donc falloir que ça sonne.

Ça va nous occuper (mes camarades et moi) une bonne partie du mois de septembre.

Je vous présente donc mon armée pour la prochaine campagne de France :

Alexandre Finkin aux claviers et autres machines, ici avec Aloe Blacc
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Xavier V. Combs aux guitares, ici avec les Jacksons 5 (chez lui, je suppose)
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Et mon frère d’armes, Olivier Castaing à la batterie
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Sans oublier le colossal Julien Parent, petit magicien derrière les manettes (mais les seules vidéos existantes de lui ne sont pas visibles par les enfants)

Votre serviteur s’occupera des quatre cordes de sa vieille basse Fender et ira de temps en temps faire un tour au piano, puisque c’est comme ça que l’on s’est rencontré.

Notre première date est prévue autour du 1er Octobre. L’année qui suivra ? Et bien nous irons vous voir un peu partout en France (dans les autres nations civilisées, aussi. Les pays Francophones en gros). On vous tient bien évidemment au courant de l’avancée des événements sur le grand théâtre des opérations. Des vidéos, des photos, des filles sublimes … la vie, quoi.

Ma chanson s’appelle Patiner, et ceci est le clip

Le clip de Patiner je m’en souviendrai. Longtemps. D’abord parce que se terminait ma plus jolie histoire d’amour. Ensuite parce que j’avais un pied et une épaule cassés, ce qui (vous le comprendrez aisément) n’arrangeait en rien les doubles saltos imaginés initialement. Il fallait donc trouver un plan B. Tant sur la bonne humeur que sur les prouesses sportives. Plan fixe donc, et une chanson.

Patiner sur l’effacement de la finitude, le début de l’insouciance. La légèreté arrivant tardivement malgré une vie, remplie. Croire au bonheur, en sa simplicité. Et surtout s’en foutre… qu’il soit trop tard.

Patiner sur une musique lancinante, répétitive, qui semble se suffire à elle-même. À la fois un hommage à John Barry, aux sonorités de ses bandes originales. Mais aussi un clin d’oeil bleu ou vert aux basses « new-wave », aux claviers plastics de Bowie à l’orée des 80′s.

Toutes ces histoires, toutes ces mains qui nous façonnent, qui nous patinent. Ça tourne en rond sur une couche de glace qui scintille. Fragile. Une toccata sur des caresses, perpétuelles. Sous une lumière comme le Mondino d’avant, des néons chirurgicaux qui se reflètent dans les yeux. On dirait des animaux. Et quand le bonheur passe, que c’est le seul objectif qui reste, le seul qui vaille, autant le regarder bien en face.

Patiner pendant trois minutes trente en noir et blanc et rouge. La vie passe. Douce. Un plan fixe, encore. Des ongles, des doigts, des paumes qui nous viennent en aide tout autour. Qui bercent. Qui rassurent. Qui protègent. Qui sillonnent sans jamais rien rayer. Et comme les jeux de demain ne sont pas toujours des jeux de vilains, alors on n’a plus peur.

Alors on n’a plus l’heure.

Ma chanson s’appelle Patiner. Et ceci est le clip.

http://www.dailymotion.com/video/xkbpd5

« SINGLE », Dans Les Bacs En Septembre

Après de valses hésitations, le prochain album de Bertrand Soulier s’appellera « Single ». Le premier extrait, « Patiner », commence à se balader sur les ondes (il vient de rentrer sur la playlist d’été de France Inter). « Single » se composera de 13 chansons: Retour Vers No Futur / Le jour & Le Noir / La Vologne / Ninon Dans La Lune / Patiner / Taxi Driver / L’Invendable Monsieur Machin / 3’30″ / Airlines / Trop Tard, Mon Amour / White Chapel / Le Mépris / Les Iles Eparses. Il sortira en Septembre 2011.

Quelques Cordes Pour Se Pendre…

Issu des séances d’enregistrement de cordes pour l’album « SINGLE », ici « White Chapel » avec l’orchestre de la Garde Républicaine (dirigé par Jean-François Bergé). Petite mélopée londonienne à double tranchant…                                                                                                                          Image de prévisualisation YouTube